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À Bangui, le Centre de formation professionnelle a trouvé un nouveau souffle grâce au soutien du Projet Maïngo, une initiative qui mise sur la formation et l’autonomie des jeunes, en particulier des femmes et des filles déscolarisées.
Créé en 1993 avec l’appui de l’ambassade de France, centre de formation de formation et d'apprentissage situé dans la concession de l'Institut National de Recherche et d'Animation Pédagogique (INRAP) à Bangui , actuellement sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale, s’est affirmé comme un acteur clé de la formation technique et professionnelle en République centrafricaine.
Un parcours formateur pour plus de 1 000 jeunes
Rouslan Fio-Ngaindiro, Directeur chargé du développement des apprentissages, de la coordination des centres de formation professionnelle pratique, a précisé que le centre a formé à ce jour plus d’un millier de jeunes, âgés de 14 à 24 ans. La majorité d’entre eux sont des jeunes ayant quitté le système scolaire, à qui le centre offre une seconde chance en les orientant vers différents métiers.
Les formations proposées s’étalent sur une durée de quatre mois et combinent un mois d’alphabétisation avec trois mois axés sur la pratique.
Des filières traditionnelles et des activités novatrices
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Le centre dispense des formations classiques dans des domaines tels que : - Maçonnerie - Menuiserie - Électricité - Plomberie
Avec le soutien du Projet Maïngo, des filières innovantes à fort potentiel économique ont récemment vu le jour. Parmi elles : - Culture de champignons - Élevage d’escargots - Transformation de produits alimentaires - Couture
Ces nouveaux enseignements répondent directement aux besoins économiques locaux et visent à encourager l'entrepreneuriat et l’auto-emploi parmi les apprenants.
Des infrastructures modernisées pour un meilleur apprentissage
L’impact positif du Projet Maïngo ne se limite pas aux formations ; il touche également les infrastructures du centre : - Réhabilitation des bâtiments - Création de salles adaptées à l’apprentissage - Installation de forages pour un meilleur accès à l’eau - Fourniture d’équipements professionnels Ces évolutions permettent non seulement d’améliorer les conditions d’apprentissage, mais également de garantir un cadre propice à des formations de qualité.
Un accompagnement vers l'autonomie économique
Pour maximiser les résultats, le Projet Maïngo offre un soutien post-formation concret. Ainsi, à l’issue du programme, les bénéficiaires reçoivent des kits de démarrage pour lancer leurs propres activités. Dans le domaine spécifique de la culture de champignons, par exemple, les apprenants sont formés de A à Z : construction de champignonnières, préparation des substrats, production et suivi. L’objectif final est d’assurer une disponibilité des champignons sur les marchés tout au long de l’année.
Des témoignages porteurs de changement
Sandrine Kandong, qui suit une formation en couture, voit dans ce programme une vraie opportunité : elle envisage d’ouvrir son propre atelier après la fin de sa scolarité.
Stéphane Igonda, formée à la culture des champignons, nourrit aussi un objectif ambitieux : devenir productrice afin de participer au développement économique local.
Un levier d’autonomisation surtout pour les femmes
En ciblant en priorité les jeunes femmes touchées par le chômage et les inégalités socio-économiques, le Projet Maïngo joue un rôle essentiel dans leur inclusion sociale et économique. Ces formations constituent une passerelle vers leur émancipation professionnelle.
Un modèle prometteur à généraliser
Fort du succès rencontré sur place, le projet suscite l’envie des bénéficiaires de le voir s'étendre à d'autres régions. « Il serait vraiment utile que ce projet puisse aussi toucher les provinces pour accompagner davantage de jeunes », exprime l’une des participantes.
Avec une vision qui allie insertion professionnelle et développement local, le Projet Maïngo est en train de transformer radicalement le visage du Centre de formation professionnelle et d'ouvrir des perspectives prometteuses pour la jeunesse centrafricaine.
Térence Gavenne
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