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Des experts de l’ONU chargés des droits de l’homme, ont mené des enquêtes sur le territoire centrafricain, assorti d’un rapport dans lequel, des militaires centrafricains notamment les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais auraient commis des crimes graves.

Le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole, Ange Maxime Kazagui a réagi par un communiqué radiodiffusé et publié sur les réseaux sociaux.

« Le gouvernement s’étonne de cette démarche qui ne correspond nullement aux usages établis », précise le gouvernemental.

Le 30 avril 2021, la MINUSCA a remis au président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera, une liste intitulée : « tableau des violations commises par les acteurs étatiques/ forces bilatérales décembre 2020 à avril 2021 ». Le document remis au Chef de l’Etat, met gravement en cause les forces nationales et leurs alliées à travers des allégations d’exécution arbitraire et extrajudiciaire, torture, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestation et détention arbitraire, menace à l’intégrité physique, menace de mort etc.

 « Le gouvernement n’a été informé à aucun moment, de ce qu’une ou des enquêtes étaient menées sur son territoire et n’en connait ni l’initiateur, ni les méthodes et encore moins le calendrier », a expliqué  Ange-Maxime Kazagui.

Le rapport onusien sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique est considéré par le gouvernement comme étant de simples allégations mais le gouvernement réaffirme qu’il ne saurait resté indifférent face à la gravité des allégations portées contre les forces de défense et de sécurité et les forces alliées. C’est pourquoi, le gouvernement a instruit le ministre de la justice, d’ouvrir une enquête judiciaire conformément à la loi.  

Le 3 mai 2021, le sujet sur le rapport onusien a été abordé au cours d’une audience que le  Premier Ministre, Firmin Ngrebada, a accordé aux deux représentantes spéciales adjointes du secrétaire général des Nations –Unies en Centrafrique, Lizbeth Cullity et Denise Brown.  Le chef du gouvernement n’a pas caché son indignation quant à la gravité de ces accusations qui ternissent l’image de la République centrafricaine et exprimer à la même occasion, son étonnement quant à la manière à laquelle l’enquête a été menée sans information au gouvernement.

Ce qui parait surprenant, les allégations onusiennes ne font aucune mention des crimes et autres violations des droits de l’homme commis par les groupes armés depuis des années et la coalition des patriotes pour la paix (CPC).

De la position du gouvernement, rien n’arrêtera son engagement sous l’autorité du président de la République à bouter hors du pays les rebelles et autres mercenaires étrangers.

Sur la place publique et de l’avis de certaines organisations, le rapport des experts de l’ONU sur des présumés crimes qu’auraient commis les forces nationales et les forces alliées ne reflètent pas la réalité en République centrafricaine.

Terence Gavenne

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