Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Dans deux mois exactement, auront lieu des élections présidentielle et législatives en République Centrafricaine. Les listes provisoires sont déjà affichées. L’Autorité Nationale des Elections a dans communiqué invite les candidats à retirer les formulaires de candidatures auprès de l'ANE du 25  et ce jusqu'au 31 octobre prochain. Les dépôts des dossiers des candidatures sont prévus du 1er au 10 novembre 2020. Le compte à retour a commencé malgré le pessimisme persistant des partis politique de l’opposition.

Les choses sérieuses commencent à se préciser. L’ANE persiste et signe pour la tenue du 1er tour des élections au 27 décembre 2020. Pour ces élections, une dizaine de candidatures déjà annoncées pour la présidentielle parmi lesquelles, François Bozizé, Martin Ziguele, Anicet-Georges Dologuele, Alexandre Ferdinand Nguendet, et bientôt Nicolas Tiangaye, Désiré Nzanga Kolingba, et Cyriaque Gonda.  Tous vont se disputer l’unique fauteuil  présidentiel , d’autres sont inscrits pour le fauteuil présidentiel et de la députation. Des candidatures déclarées mais le dernier mot est attendu du coté de la cour constitutionnelle par rapport aux conditionnalités prévues par la loi électorale. Le processus électoral est en marche mais des partis politiques de l’opposition insistent sur l’organisation d’une concertation avec le président Touadera en prélude aux scrutins.  « Nous exigeons un audit indépendant international sur le fichier électoral » a déclaré Nicolas Tiangaye, porte-parole de la COD-2020.

L’engouement n’est pas assez vivant du côté de l’opposition à quelques semaines des élections. Du côté du parti MCU du président Touadera et ses alliés , c'est la mobilisation et des stratégies  pour gagner la présidentielle en faveur de Faustin Archange Touadera et d’avoir également une majorité à l’assemblée nationale. 

De l’avis de quelques personnes rencontrées : « Il faut donner un second mandat au président Touadera pour achever le chantier de reconstruction qu’l vient à peine de lancer », a expliqué Jean TATENE (nom d’emprunt). Cette réaction de Jean est un témoignage vivant sur les actions du gouvernement pour le relèvement et la stabilisation  du pays.

Puisse chaque candidat se préparer pour la campagne électorale avec un programme réaliste pour assurer et garantir le bonheur du peuple à tous les niveaux de la vie active.

Pour conclure, être candidat à la présidence de la République, c’est peut-être avant tout avoir le droit de ne pas l’être. Les candidatures à l’élection présidentielle de 2020-2021, s’annoncent progressivement, mais les regards sont essentiellement tournés vers les candidats virtuels jugés «  présidentiables » par leur entourage. Briguer la présidence, c’est avant tout briguer une candidature : l’histoire a prouvé que la première motivation n’entrainait pas nécessairement la seconde, certains « présidentiables non candidats ayant été en quelque sorte « excommuniés » pour cela.

  Terence GAVENNE